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Vendredi 25 août 2006

 

Cédrick vit depuis 6 mois à Nanchang, capitale de la province de JiangXi au Sud Est de Shanghai. Il effectue ici, son stage de fin d'études en informatique, au sein d'une société chinoise.

Il aura vécu une expérience 100 % chinoise dans la mesure où sa ville de résidence n'a rien à voir avec une ville comme Shanghai où l'occident est présent à chaque coin de rue.

Je le remercie d'avoir eu l'amabilité de répondre à mon invitation d'article.

Il à choisi de nous faire partager la vie nocturne de Nanchang.

Deux épisodes :

- Aujourd'hui: le parc

- La prochaine fois: les karaokés et les bars

Sans plus attendre un voyage à Nanchang sur le flot de ses mots vous attend... Dépaysement garanti !

 

Que faire le soir à Nanchang

 

 

Dans ma petite ville chinoise Nanchang 南昌 (1.7 millions d'habitants c'est une petite ville chinoise), la vie nocturne n'est pas à la pointe du divertissement extravagant, (rien n'est à la pointe de quoique ce soit ici de toute manière)
Pourtant divertissement il y a pour le travailleur fatigué et l'étudiant exténué (Nanchang est une ville étudiante par ailleurs la plupart des gens ont un travail manuel).

Pour beaucoup le parc est le lieu de rencontre privilégié.

La musique vous y accueille à bras ouverts et la lumière vive dévoile un groupe de personnes tournoyant et virevoltant au son d'une valse chinoise, une meneuse de bal montre les enchaînements et la foule de danseurs plus ou moins amateurs suit ses pas assidûment.
Autour de la foule en mouvement (la foule est le terme le plus exact car un petit nombre de personne en chine c'est une foule pour le reste du monde...) des badauds regardent ou rassemblent leur courage pour joindre la danse.

En périphérie de la foule des danseurs, à la limite de l'ombre et de la lumière vous pouvez remarquer de drôles de silhouettes, un homme et un pinceau géant dans un pas de deux fort étrange.

C'est le coin des calligraphes, un groupe de personnes armées de pinceaux géants et de sceau d'eau écrivent sur le sol des caractères chinois. Certain d'entre eux transportent un carnet où sont répertoriés des trésors de caractère oubliés. (la langue chinoise comporte 60 000 caractère, le journal quotidien en utilise un petit millier) .
Il plonge son instrument dans l'eau et en suivant un code d'écriture aussi vieux que réglementé (chaque trait à un nom et un ordre à respecter) inscrit en traits liquides un caractère sur le sol. Ensuite ils invitent les autres à reproduire le travail d'écriture. Le groupe itinérant se déplace le long de la frontière ombre/lumière pour laisser le temps au caractère oasis de disparaître.

 

Enfin pour les adeptes de sensations fortes et de prouesses techniques, les rencontres ce font perchées sur des rollers (ou patin à roulettes pour ceux que les anglicismes révulsent) dans l'ombre là où les autres ne vont pas.
D'un rapide coup d'oeil on remarque différentes catégories d'utilisateurs.

Le débutant qui « marche» d'un pas mal assuré et qui les bras tendus cherche à récupérer son équilibre perdu.

L'amateur qui tourne autour du point central de la place à plus ou moins grande vitesse, alternant tour solitaire et tour en groupe, marche avant et marche arrière.

Enfin Le confirmé qui fait démonstration de son habilité dans des slaloms géants faits de plots miniatures où de dérapages spectaculaires pour faire frémir le spectateur immobile.

 

Deux remarques avant de vous quitter :

- Toutes ces activités drainent leurs lots de spectateurs et il n'est pas rare de croiser toute une famille en pyjama scrutant un Hanzi 汉字 (caractère chinois) fait d'eau, imitant un pas de danse, ou s'extasiant devant un chasse croise entre deux adaptes sur roues. Le pyjama est un habit du soir après tout pourquoi le garder pour la maison.

- Si vous voulez apprendre vous trouverez toujours une âme charitable pour vous montrer ou vous laisser essayer, toujours et pour toutes les activités. En Chine vivre en communauté, c'est aussi apprendre de la communauté.

 

 

par Cédrick M publié dans : L’ invité
Vendredi 11 août 2006

Aujourd'hui et en guise d 'inauguration de cette nouvelle rubrique du blog, j ai le plaisir de laisser le clavier à mon ami Mario.


Mario est ce qu'on appelle un citoyen du monde.

A l ' âge de 17 ans il quitte sa Colombie natale pour apprendre le français à Paris.

Apres des études de LEA il integre la même école de commerce que moi, et nous sommes donc camarades de promo ( pour le meilleur et pour le pire ) depuis 3 ans.

Après un séjour d'un an en Angleterre en échange universitaire, il a lui aussi décidé de vivre l expérience chinoise.

Cette année pour lui se décompose en 2 phases: 4 mois à l' Université de Shanghai, puis 6 mois de stage dans une entreprise chinoise.


Sans plus tarder je lui laisse la place !    (Texte dans sa langue maternelle.)



AYI


A peticion de mi querida Audrey escribo este articulo en defensa de las Ayis.


Ayi traduce en espanol empleada del servicio o domestica. Para los chinos, desafortunadamente,  Ayi es sinonimo de sub desarrollo, suciedad, y es considerada como algo menos que una persona por no decir un animal. Tampoco puedo decir que es menos que el perro de la casa pues aqui se los comen y eso ya seria el colmo.


La mayoria de las empresas tienen su “ayi” de planta a la cual no se le llama por su nombre sino por su funcion, es decir “ayi”. Todos los empleados de la empresa tienen derecho a llamarla de esta forma y el rango del empleado se nota al escuchar la gravedad de su voz y la cara de sumision de la ayi cuando se le pide un te. Es triste ver que entre mas “civilizada” sea la persona , mas se permite tratar a esta pobre gente de manera pedante e irrespetuosa.


Lo peor de todo es que estas empleadas del servicio estan acostumbradas a este atropello y crecen con la idea de que esto es normal. Al mismo tiempo el billon y tantos de habitantes que tiene este pais hace que todos los chinos se atropellen unos a otros haciendo prevalecer la ley del mas fuerte. De todas formas, uno menos o uno mas, que mas da!


La Ayi de la empresa donde trabajo se llama Hong. Obviamente a todos los empleados se les habia escapado este pequeno detalle, y cuando me refiero a ella por su nombre me preguntan de quien estoy hablando. Por no decir que es la unica que hace perfectamente su trabajo a juzgar por el nivel de limpieza de los locales todas las mananas.


Hong no habla muy bien el mandarin, habla el dialecto de Shanghai. Despues de 5 meses en China puedo sostener conversaciones banales en mandarin pero el dialecto local me es totalmente incomprensible. Sin embargo Hong y yo nos entendemos por senas y por lo poco que habla de Mandarin. Algunas veces, mis colegas traducen lo que Hong me dice. Al parecer Hong me apodo “Xiao Ma”. Xiao es un prefijo carinoso que quiere decir pequeno y Ma es la primera silaba de mi nombre en chino. Hong tambien me invito a almorzar a su casa para que conociera a su familia y su hijo pero solo me entere tres dias despues porque ninguno de mis colegas quiso traducir semejante atrevimiento. Ellos asumieron que yo iba a decir que no pues esa hubiera sido la actitud de cualquiera de ellos.


No estoy diciendo que las empleadas domesticas tienen que tener un mejor estatus o que su trabajo no deberia existir. Al contrario, es un trabajo con alta demanda y afortunadamente China tiene una poblacion suficientemente grande  para ejercer esta funcion al igual que un gran porcentaje come de estos oficios varios. En pocas palabras es una mano de obra completamente digna que se necesita y a la que hay que tratar con respeto.

par Mario C.T publié dans : L’ invité

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